Blog / 2021 / La Positivité Toxique par Rapport à la Positivité Réfléchie

22 septembre 2021

“Tu donnes l’impression de vivre dans une grande sérénité joyeuse. Tes portraits sont pleins de lumière et de couleurs. Est-ce qu’il y a des choses qui te blessent? Qui te rendent triste?”

Ceci est une citation directe d’une interview Framablog, et, quand je l’ai lu pour la première fois, je voulais rire et pleurer en même temps.

Dans un sens, c’était la preuve que j’avais réussi à recouvrir la blessure béante de mon cœur avec suffisamment de couches de beauté pour rendre mes émotions et ma vision du monde—autrement dit, mon art—assez agréables.

Dans un autre sens, ce commentaire a mis en évidence précisément ce qui devait changer.

Par chance, l’entretien est sorti le jour même que les suprémacistes blancs manifestaient à Charlottesville, Virginia. Soixante-douze heures plus tard, Trump a déclaré qu’il y avait “des gens très bien des deux côtés” et je me suis immédiatement mise au travail sur une œuvre qui exposera ma tristesse.

Donald Trump est un flambeau dans cette composition
Gwenn Seemel
La Lumière de la Droite (Trump le Flambeau)
2017
acrylique sur toile
61 x 46 centimètres
(Pour en savoir plus sur la réalisation de cette œuvre, allez ici.)

Même si cette image bouillonnait en moi depuis l’anné précédente quand les États-Unis ont élu à la présidence un prédateur sexuel qui est sans vergogne raciste, je ne sais pas si ce concept aurait allé jusqu’à la toile si Framablog ne m’avait pas montré un miroir quelques jours aupauravant.

Je ne voulais pas qu’on me prenne pour quelqu’un qui voit le monde avec une positivité toxique: le genre de personne qui cache ses émotions douloureuses, ignore les problèmes, et, pire encore, rejette les sentiments des autres.

La positivité joue un grand rôle dans ma vie, c’est sûr, mais c’est surtout parce qu’elle ne me vient pas naturellement. Comme beaucoup de personnes qui sont d’une positivité toxique, mon cadre émotionnel par défaut est assez négatif. Je dois travailler pour être positive, mais je fais aussi l’effort supplémentaire qui est nécessaire si vous voulez éviter le genre de positivité vide au profit d’un genre plus réaliste et donc plus expansif que j’aime appeler la positivité réfléchie.

un portrait de Trump sur la couverture du livre de Larry R Jacobs, Democracy under Fire
capture d’écran d’Oxford University Press

Ma positivité réfléchie n’est pas facile à maintenir, mais elle rapporte tous les jours et à bien des égards. Parfois, cela rapporte même un peu plus, comme avec ce livre! La presse de l’Université d’Oxford publiera Democracy under Fire de Larry Jacobs au printemps prochain avec Trump le Flambeau sur la couverture.


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