Blog / 2014 / Traiter Mon Endométriose: le DIU Mirena

13 mars 2014

Pour fêter le mois de sensibilisation à l’endométriose, j’ai décidé de partager en détail le chemin que j’ai fait et que je continue à faire pour retrouver ma santé. Lorsque j’ai reçu le diagnostic, je me souviens d’avoir cherché des histoires semblables à la mienne. Chaque femme souffre de cette maladie à sa manière, je le savais, mais j’avais tellement envie de conseils et de flèches lumineuses. J’espère que mon histoire aidera d’autres femmes à faire de bons choix.

Le fabriquant du Mirena ainsi que la plupart des médecins et infirmières que j’ai rencontrés disent que l’insertion d’un DIU n’est pas une grosse affaire, même si vous n’avez jamais eu d’accouchement vaginal. Je suis persuadée qu’ils essaient tout simplement de nous hypnotiser, et c’est un echec total. Après l’insertion, j’ai non seulement enduré une douleur atroce pendant le reste de la journée alors que mon utérus essayait d’expulser le DIU, mais je m’iquiétais en plus que l’installation ait mal tourné parce qu’on ne m’avait pas prévenue que je passerais une demi-journée dans un bain chaud en maudissant mon existence.

La douleur passée, les choses n’allèrent pas beaucoup mieux. La machine de propagande pour le Mirena ne parle jamais de la concomitance alarmante de la cystite interstitielle et du DIU. Je dois préciser que je n’ai jamais obtenu un diagnostic de cystite interstitielle et que ma vessie était déjà délicate à cause de l’endométriose, mais je suis quand même devenue un zombie dans le mois suivant l’insertion. Je me réveillais toutes les demi-heures chaque nuit pour uriner avant de tomber enfin dans un sommeil épuisé pendant une heure ou deux au lever du jour. Ce n’était pas une infection des voies urinaires mais plutôt une vessie trop sensible.

Ce qui m’a finalement libérée de cette insomnie-par-vessie a été d'éviter tous sucres raffinés. Je n’en ai pas mangé pendant deux semaines, et puis j’ai commencé à les réintroduire lentement quand je me suis mieux sentie. Dans la mesure où mon mari est M. Stop-being-sweet, ce processus n’était pas si mystérieux que ça. Inspirée par David, j’avais déjà remarqué que le sucre contribuait à mon anxiété, et je me doutais qu’il pourrait jouer aussi un rôle dans l’anxiété de ma vessie. Cela fait trois ans que j’ai le Mirena, et pendant ce temps j’ai dû arrêter le sucre à plusieurs reprises afin de remettre ma vessie sur la bonne voie.

autoportrait par Gwenn Seemel
Gwenn Seemel
Autoportrait
2004
acrylique sur toile
43 x 28 centimètres

Le Mirena a été inséré en janvier 2011, et deux mois plus tard une échographie a révélé une armée d’endométriomes dans ma cavité pelvienne. Mon échographie en mai 2011 a montré un tout petit kyste sur mon ovaire gauche, mais rien d’inquiétant. La réaction de mon gynécologue: il n’avait pas besoin de me voir pendant un an, sauf si j’avais beaucoup de douleur. Super pronostic!

Et pendant un certain temps, les choses allèrent très bien. Je souffrais toujours des symptômes de l’endométriose et ma vessie avait des problèmes de temps en temps, mais je me sentais tellement mieux.

Puis, à partir de janvier 2012, la douleur a empirée. Mon échographie quatre mois plus tard a confirmé mes craintes. Le kyste sur mon ovaire gauche avait un peu grossi, et mon gynécologue voulu planifier une opération.

Que s’était-il donc passé? Pourquoi le Mirena qui semblait être un miracle au début a-t-il fini par me décevoir? J’ai une théorie, et, même si elle n’est pas scientifique, elle est soutenue par les expériences d’autres femmes.

Il est connu que le stress augmente la douleur de l’endométriose, mais je pense que c’est pire que ça. Je suis convaincue que le stress peut exacerber la croissance et la propagation de la maladie. Et, comme je l’ai décrit dans mon dernier article sur ce sujet, la pilule m’a beaucoup stressée. Je crois que les contraceptifs oraux ont aggravé mon endométriose pendant huit mois et que stopper la dose d’hormone quotidienne a été un tel soulagement pour mon corps qu’il a été immédiatement en mesure de détruire la plupart des kystes. En d’autres termes, je pense que le Mirena a eu un effet nul sur la maladie, et que la brève rémission que j’ai vécue a été le résultat du cessement d’un mauvais traitement.

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