Blog / 2011 / Un Modèle d’Affaires pour un Artiste Qui Renonce au Copyright

28 septembre 2011

Les artistes qui aiment l’idée du droit d’auteur se plaignent que, sans cette protection, leurs œuvres seront volées et ils auront beaucoup de mal à gagner leur vie. Laissons de côté pour l’instant le fait que ce n’est pas facile de gagner sa vie avec le soutien de quelque chose comme le copyright, et regardons un modèle d’affaires qui n’implique pas le droit d’auteur:

L’artiste commence sa carrière dans l’obscurité, développant sa voix ainsi que ses talents et faisant de l’art que peu de gens vont voir. Il ne gagne pas sa vie.

Petit à petit, l’œuvre de l’artiste mérite quelques supporteurs. Il fait de plus en plus d’expositions et commence à gagner un peu d’argent, soit de la vente de ses œuvres soit d’autres moyens liés à l’art qu’il fait.

Un jour, ses quelques fans qui l’encourageaient deviennent un groupe impressionnant. À ce stade, chaque fois que l’artiste veut lancer un projet, il demande d’abord à ces supporteurs de l’aider. Les fans assurent le financement du projet, l’artiste crée l’œuvre, et l’artiste diffuse l’art librement, sans restrictions sur l’utilisation—commerciale ou autre.

Même s’ils pourraient avoir une version gratuite de l’art, les fans qui ont soutenu le projet dès le début n’hésitent pas à acheter des éditions spéciales parce qu’ils adorent ce que l’artiste fait. En plus, beaucoup de gens deviennent fans à ce stade car le projet est tellement accessible qu’il atteint de nombreux nouveaux amateurs.

L’artiste continue à demander é ces supporteurs de l’aider à faire ses projets. Il est probablement moins connu que les artistes qui sont représentés par les Médias (là encore, seul un très petit pourcentage d’artistes obtient le soutien de ces entreprises et, aux USA, ceux-ci sont souvent tenus de céder leur copyright à la société). En même temps, l’artiste qui fonctionne sans l’aide d’une entreprise a la possibilité de développer un vrai lien avec son public, ce qui est difficile à établir à travers une entreprise.

L’artiste travaille ainsi jusqu’à ce qu’il se lasse de la vie créatrice.

lapin dans une tasse à thé
Gwenn Seemel
Lapin
2010
acrylique sur bois
18 x 13 centimètres
(Pour des impressions ou des autocollants avec ce lapin, allez voir dans ma boutique sur Redbubble.)

Ce n’est pas facile de gagner sa vie comme ça, mais ce n’est pas impossible non plus. C’est ce que j’ai fait pour commencer et ce que je fait toujours.

De plus, même si ce modèle d’affaires nécessite beaucoup de travail, c’est quand même plus facile que l’autre voie, celle qui confirme le droit d’auteur. En choisissant le droit d’auteur, un artiste passe son temps au PMU du copyright. La force motrice dans une carrière fondée sur le droit d’auteur est l’espoir qu’un jour l’artiste fera une œuvre que tout le monde veut utilser et que ce jour-là l’artiste pourra remporter le grand prix avec l’aide des droits de licence. La question devient: êtes-vous joueur ou étes-vous quelqu’un qui veut changer le monde?

Ce livre explique d’avantage sur comment on peut questionner le copyright. Pour en savoir plus sur comment vivre de son art, regardez ce billet.

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